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Les quatre chevaux de l’apocalypse

Blog | Myriam Pomerleau M.A. sexologue & psychothérapeute

Informez-vous sur les sujets d'actualités liés à la sexologie, la psychologie, la psychothérapie et sur les enjeux liés aux études queer trans ou féministe. 

Les quatre chevaux de l’apocalypse

Myriam Pomerleau

John Gottman, psychologue et chercheur, a créé un love lab pour étudier les couples dans leurs interactions quotidiennes. Gottman et son équipe voulaient savoir ce qui différenciait les couples heureux de ceux malheureux et découvrir des patterns.  Ils ont découvert quatre manières de communiquer qui sont toxiques pour le couple. Gottman les appellent les quatre chevaux de l’apocalypse car ce sont des manières de communiquer qui peuvent tuer la relation avec le temps.

Critiquer

Dans la critique, on a l’intention, parfois inconsciente, d’attaquer notre partenaire et de diminuer son estime de soi. La personne qui critique pourrait dire, par exemple, à son·sa partenaire qu’il·elle est égoïste, qu’il·elle ne pense jamais aux autres. La personne qui reçoit la critique se sent rejeté·e, blessé·e ou attaqué·e. La critique peut créer une escalade du conflit où la personne critiquée va contre-attaquer. Et ça y est, la guerre est commencée.

Mépriser

Quand on utilise le mépris, on manque de respect à notre partenaire. Le mépris peut être utilisé à travers le sarcasme, le ridicule, l’insulte, le roulement des yeux, etc. L’objectif du mépris est de faire sentir l’autre sans valeur pour se remonter. Par exemple, en préparant le souper la personne qui utilise le mépris pourrait dire : « ben voyons es-tu stupide, on coupe pas les oignons de même! » Selon les recherches de Gottman, le mépris est un élément clé lui permettant de prédire une rupture. Au lieu d’essayer d’éliminer l’estime de soi de ton partenaire, élimine plutôt le mépris de ta manière de communiquer. 

Ignorer

En anglais, Gottman l’appelle stonewalling. Cette image est excellente car la personne qui parle aura l’impression de parler à un mur. La personne qui écoute se désengage de l’interaction. Pour ignorer, elle pourrait faire autre chose, ne pas répondre ou avoir un visage sans expression. Lorsqu’il y a du stonewalling, la personne qui parle va essayer d’avoir l’attention de son·sa partenaire sans y arriver.

Être sur la défensive

On se met tous rapidement sur la défensive quand on se sent attaqué. Une personne va être sur la défensive quand elle a l’impression d’être accusée injustement. Elle essayera de se justifier pour repousser son·sa partenaire. Toutefois être sur la défensive ne fonctionne pas car le·la partenaire va avoir l’impression qu’on ne l’écoute pas. Souvent la personne sur la défensive va joindre une contre-attaque dans sa défense pour remettre la faute sur son·sa partenaire.  Par exemple, une personne pourrait répondre : « j’étais trop occupée aujourd’hui et tu sais que mon horaire est chargé, pourquoi toi tu ne l’as pas fait? »

Peux-tu voir des exemples de ces comportements dans tes relations amoureuses passées? dans tes relations actuelles avec tes ami·e·s, ta famille ou tes collègues de bureau?

Avec le temps et la répétition, ces manières de communiquer empoissonne la relation. Pour y remédier, il faut commencer par identifier la présence des ces éléments toxiques dans tes interactions. Si c’est impossible de l’identifier dans le moment présent, essaie d’en prendre conscience après le conflit, jusqu’à ce que tu fasses ton chemin pour les détecter avant de les agir. Ensuite il faut les remplacer avec des stratégies de communication saine et productive (à suivre dans un prochain article). 

Cet article a été écrit dans le cadre d'une collaboration avec célibataires sans critères.