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Découvrir l'autocompassion

Blog | Myriam Pomerleau M.A. sexologue & psychothérapeute

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Découvrir l'autocompassion

Myriam Pomerleau

Quand les choses ne fonctionnent pas comme on l'aurait voulu, nous avons tou·te·s des moyens pour se protéger et éviter la douleur. Nous pouvons réagir avec dureté envers soi-même, en s’autocritiquant ou par l'autopunition. Nous pouvons avoir honte de notre malheur et se sentir seul·e au monde. Nous pouvons aussi éviter la douleur et faire semblant que tout va bien.

S’ouvrir aux émotions pénibles

Notre attitude et notre réponse face à la douleur déterminent à quel point nous souffrirons. Si nous résistons face à la douleur, il en résultera la souffrance. La résistance à la douleur se développe en souffrance lorsqu’on rumine une douleur émotionnelle, une expérience de rejet, un échec ou lorsqu’on se culpabilise, qu’on rumine comment on aurait pu faire mieux ou comment on est mal-aimé·e. Néanmoins, bien la douleur soit inévitable, la souffrance est facultative.

S’ouvrir à la douleur, au lieu d’y résister, est un processus qui peut prendre du temps et qui demande de cheminer de l’aversion vers la curiosité, la tolérance, le lâcher prise et enfin la bienveillance.  L’aversion est une réaction instinctive face à quelque chose de déplaisant. Face à la douleur, on peut éviter, fuir, ruminer, se punir. Éventuellement on peut changer de perspective et devenir curieux·se. On observe la présence de la douleur dans son arrivée et son départ et on cherche à y mettre un sens ou à la comprendre. Ensuite vient la tolérance où l’on supporte cette douleur en espérant qu’elle disparaisse. Lorsqu’on lâche prise, c’est qu’on laisse aller et venir la douleur, sans l’agripper. Finalement, dans la bonne entente on prend la direction de l’autocompassion.

Cheminer vers l’acceptation

L’autocompassion est une forme d’acceptation : c’est l’acceptation de la personne à qui arrive les choses difficiles. Il s’agit de se soucier de soi-même parce que l’on souffre. Dans la vie émotionnelle, plus tôt on cesse de chercher des solutions, mieux l’on se porte.  Accepter un sentiment difficile, une douleur, ne signifie pas de s’effondrer ou de s’apitoyer. Cela signifie plutôt de s’ouvrir émotionnellement à ce qui se passe dans l’instant présent. C’est reconnaître que ça fait mal ici et maintenant. L’acceptation doit toutefois être un choix conscient de vivre ses sentiments et expériences et non une acceptation aveugle de ce qui se passe. L’acceptation n’est ni la résignation, ni la stagnation, car naturellement elle induit un changement par la reconnaissance de l’expérience.

Être bon envers soi-même

L’autocompassion n’est pas égoïste. Nous avons tous besoin de prendre soin de nous, et ce, même si d’autres personnes semblent plus malheureux·se que nous. En fait, lorsqu’on compare notre douleur à celle des autres, c’est probablement un moyen subtil et inconscient pour éviter notre propre douleur et s’en éloigner. En acceptant la douleur qui nous habite dans le moment présent, on pourra même être plus à l’écoute et aidant face à la douleur des autres. L’autocompassion ne nous rend donc pas plus égoïste mais plutôt plus attentif·ve aux autres.

Avoir de la compassion pour soi c’est reconnaître que l’on souffre, ne plus en avoir peur et ne plus y résister. Il peut être facile pour certain·e d’avoir de la compassion pour la souffrance d’autrui mais peu pour soi. Dans l’autocompassion, on accepte la présence de la douleur dans le moment présent et l’on cultive une attitude aimante envers soi-même. C’est ouvrir son cœur à soi-même et non seulement aux autres.

Cultiver l’autocompassion c’est arrêter de se battre contre ce que l’on ressent. On cherche à relâcher la tension que l’on s’impose inconsciemment pour contrôler ou diriger notre vie. Plusieurs ont peur de ce qui pourrait se passer s’ils ressentaient la peine ou toute autre émotion plus désagréable à vivre. Il est légitime d’avoir peur de perdre le contrôle et de sombrer. Pour cheminer vers l’autocompassion de sa douleur, il faut se sentir en sécurité et compétent·e. N’hésitez pas à aller de l’aide professionnelle pour le faire. Consulter un·e psychothérapeute peut vous aider dans ce cheminement.